Démission et congés payés : ce qu’il faut savoir
L’essentiel à retenir : votre indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) est due en cas de démission, même si vous n’avez pas pris vos congés. Calculée selon la méthode la plus avantageuse, elle figure sur votre solde de tout compte. Aucune perte de droits, juste une compensation juste et rapide pour une transition sereine.
La démission congés payés vous inquiète ? Pas de panique ! Sachez que 90 % des salariés ignorent leurs droits sur les congés non pris lors d’une démission. Dans cet article, on vous dévoile tout : comment calculer votre indemnité compensatrice, comprendre les règles du préavis, et éviter les erreurs courantes. Avec des exemples concrets et des conseils pratiques, préparez votre départ en toute sérénité et récupérez ce qui vous revient de droit ! La loi protège vos congés acquis, même en cas de démission. On vous explique étape par étape pour une transition professionnelle sans stress.
- Démission et congés payés : on vous explique tout !
- Prendre ses congés pendant le préavis : faut-il l’accord de l’employeur ?
- L’indemnité compensatrice : une somme due même sans prise de congés
- Comment est calculée l’indemnité compensatrice ?
- Quels éléments entrent dans le calcul ?
- Fiscalité et cotisations sociales
- Vos congés non pris ne sont jamais perdus : le droit à l’indemnité
- Préavis et congés payés : comment ça marche concrètement ?
- Calcul de l’indemnité de congés payés : à quoi vous attendre ?
- Congés négatifs, imposition… les cas particuliers passés au crible
- Prêt à partir ? Votre check-list pour une démission sans stress
Démission et congés payés : on vous explique tout !

Vous songez à démissionner ? Vos congés payés sont protégés par la loi. Même en partant, ces jours ne disparaissent pas. Un employeur ne peut refuser une démission en CDI, mais la prise de congés pendant le préavis nécessite son accord. Si non utilisés, une indemnité compensatrice vous est due.
Prendre ses congés pendant le préavis : faut-il l’accord de l’employeur ?
Oui, l’accord est nécessaire. En cas de refus, l’indemnité compensatrice couvre les jours non pris.
L’indemnité compensatrice : une somme due même sans prise de congés
Elle est due en cas de démission ou licenciement. Elle figure sur le solde de tout compte.
Comment est calculée l’indemnité compensatrice ?
Deux méthodes : 1/10e de la rémunération brute ou maintien de salaire. La plus avantageuse est retenue.
Quels éléments entrent dans le calcul ?
Inclus : salaire de base, heures supplémentaires, primes d’assiduité et avantages en nature. Exclus : primes de fin d’année, intéressement.
Fiscalité et cotisations sociales
Soumise à l’impôt et cotisations sociales (CSG, CRDS). Elle impacte les allocations chômage.
Vos congés non pris ne sont jamais perdus : le droit à l’indemnité
Quand vous quittez votre entreprise, vos jours de congés payés non utilisés doivent être indemnisés. C’est un droit inaliénable, garanti par le Code du travail.
L’Indemnité Compensatrice de Congés Payés (ICCP) est la somme versée pour compenser ces jours perdus. Elle est due à chaque fin de contrat, sans exception.
Que vous démissionniez, soyez licencié (sauf en cas de faute lourde), ou que votre contrat s’achève, l’ICCP est obligatoire. Les congés acquis et non pris ne peuvent être annulés par l’employeur.
Elle figure automatiquement sur votre solde de tout compte, le document récapitulant toutes les sommes dues à la fin du contrat. Cette indemnité est versée avec votre dernier salaire.
Même si vous n’avez pas pris vos congés, l’ICCP reste due. L’employeur ne peut pas refuser ce paiement sous prétexte que vous n’avez pas demandé à les prendre.
L’indemnité compensatrice de congés payés est due dès lors que le contrat de travail est rompu, y compris en cas de démission, peu importe qui en a l’initiative.
Dans des secteurs comme le BTP ou les transports, une caisse de congés payés gère l’ICCP. Votre employeur vous remettra un certificat pour que la caisse soit payée.
Si votre employeur oublie de la payer, vous avez 3 ans pour réclamer. Contactez le Conseil de Prud’hommes pour récupérer ce qui vous revient.
Préavis et congés payés : comment ça marche concrètement ?
Lorsque vous démissionnez, comprendre vos droits sur congés et préavis est essentiel. L’indemnité compensatrice est due même si vous n’avez pas pris tous vos congés acquis.
Scénario 1 : Vos congés étaient validés avant votre démission
Si congés validés avant démission, préavis suspendu. Il reprend après. Exemple : démission 8 février (préavis 1 mois), congés 10-20 → fin contrat 18 mars. Règle obligatoire : employeur ne peut annuler. Garantie Code du travail.
Scénario 2 : Vous souhaitez poser des congés pendant votre préavis
Prendre des congés pendant préavis nécessite accord employeur. Sans accord, préavis normal. Si accepté, date de fin inchangée.
- Congés validés AVANT démission : préavis suspendu et reporté.
- Congés demandés PENDANT préavis : accord obligatoire, pas de report.
- Démission PENDANT congés : préavis commence après retour.
L’ICCP due si congés non pris. Calculée entre 1/10e salaire brut ou salaire perdu. Primes et avantages inclus. Même si refusés, employeur verse ICCP. Elle figure sur solde de tout compte et est soumise aux cotisations. Employeur ne peut imposer congés sans accord, sauf fermeture annuelle.
Scénario 3 : Vous démissionnez pendant vos vacances
Démission pendant congés ? Préavis commence après. Exemple : démission 10 juillet, congés jusqu’au 20 → préavis le 21. Date reportée. Pour CDD, préavis souvent plus court (24-48h selon ancienneté). Consultez les règles du préavis selon le contrat.
Calcul de l’indemnité de congés payés : à quoi vous attendre ?
En démissionnant, vous avez droit à une ICCP pour les congés non pris. L’employeur doit choisir la méthode la plus avantageuse. 85 % des salariés ignorent ce droit. Vérifiez votre solde de tout compte pour éviter des pertes. Un calcul erroné pourrait vous coûter des centaines d’euros. C’est un droit légal.
La méthode du 1/10ème
La méthode du 1/10ème calcule 10 % de votre rémunération brute totale (1er juin à 31 mai). Par exemple, si vous avez perçu 30 000 € brut en un an, l’indemnité serait de 3 000 €. C’est simple, mais pas toujours la meilleure option. Si vous avez eu des heures supplémentaires ou des primes, l’autre méthode peut être plus avantageuse. Pour les CDD, la période de référence est la durée totale du contrat.
La méthode du maintien de salaire
La méthode du maintien de salaire calcule ce que vous auriez perçu en travaillant pendant vos congés. Elle inclut toutes vos primes et avantages sauf certaines exceptions. Par exemple, si vous avez 10 jours de congés non pris, elle calcule votre salaire pour ces jours. Voici les éléments pris en compte :
| Élément de rémunération | Pris en compte dans le calcul ? |
|---|---|
| Salaire de base | Oui |
| Heures supplémentaires | Oui |
| Prime d’ancienneté (versée mensuellement) | Oui |
| Commissions (pour les commerciaux) | Oui |
| Avantages en nature | Oui |
| Prime de 13ème mois | Non (si versée annuellement) |
| Prime d’intéressement / de participation | Non |
| Remboursement de frais professionnels | Non |
Les primes de fin d’année, d’intéressement et de participation ne sont pas prises en compte. Si vous avez une prime annuelle, découvrez comment elle est traitée en cas de démission via notre guide. La méthode du maintien de salaire est souvent plus avantageuse avec des primes. Elle prend en compte votre salaire réel. L’employeur choisit le montant le plus élevé. Vérifiez votre solde de tout compte. C’est votre droit.
Congés négatifs, imposition… les cas particuliers passés au crible
Et si vous avez pris des congés par anticipation ?
Si vous avez pris plus de congés que vous n’en aviez acquis, l’employeur peut déduire le trop-perçu de votre solde de tout compte.
Attention: si vous avez pris des congés par anticipation, votre employeur peut déduire le trop-perçu de votre solde de tout compte. Une surprise à éviter !
Chaque mois de travail donne droit à 2,5 jours de congés payés. Si vous avez pris plus que ce montant, la retenue est légale. Consultez vos bulletins de paie pour vérifier les jours acquis.
En cas de solde négatif, l’employeur doit vous informer par écrit. Vous pouvez contester si non justifié. Un litige peut être réglé par le conseil de prud’hommes.
L’employeur peut-il vous forcer à prendre vos congés ?
L’employeur ne peut imposer des congés pendant le préavis, sauf en cas de fermeture annuelle de l’entreprise.
Si l’entreprise ferme en août, le préavis ne se prolonge pas. Vous recevrez une indemnité compensatrice de préavis pour les jours non travaillés. Cela arrive souvent en été.
Vérifiez les dates de fermeture dès le début du préavis. Un accord écrit évite les malentendus et protège vos droits.
Quel régime fiscal et social pour votre indemnité ?
L’ICCP est soumise à l’impôt et cotisations sociales (CSG, CRDS). Calculée sur rémunération brute, sauf primes de fin d’année.
Le calcul se fait selon la méthode la plus avantageuse : 1/10e de la rémunération totale ou maintien du salaire. Par exemple, pour 2000 € mensuels, 10 jours de congés donnent environ 500 € brut, soit 350 € net.
Vérifiez votre solde de tout compte pour confirmer le montant net. Cette indemnité doit y figurer clairement avant votre départ.
Prêt à partir ? Votre check-list pour une démission sans stress
Votre démission approche ? Pas de panique ! Avec les bons réflexes, tout se passe sans stress. Vérifiez chaque point pour éviter les surprises désagréables. La clé d’un départ serein est dans l’organisation. Ne laissez rien au hasard, votre tranquillité d’esprit en dépend !
- Calculez vos droits : Estimez le nombre de jours de congés qu’il vous reste.
- Communiquez clairement : Discutez avec votre manager si vous envisagez de poser des congés pendant votre préavis.
- Anticipez votre indemnité : Ayez une idée du montant que vous devriez percevoir pour éviter les surprises.
- Vérifiez le reçu pour solde de tout compte (ICCP incluse).
Rappelez-vous que chaque entreprise peut avoir des règles spécifiques dans sa convention collective. Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à consulter un expert en droit du travail pour une assistance personnalisée. Votre tranquillité d’esprit vaut le coup ! N’oubliez pas que la précision est la clé pour un départ serein. Un solde de tout compte vérifié à la lettre élimine tout risque de litige. Chaque détail compte pour un départ sans souci. Partez sereinement !
Votre check-list pour une démission sereine
- Estimez vos congés payés restants.
- Parlez à votre manager des congés pendant le préavis.
- Anticipez l’indemnité sur votre solde de tout compte.
- Vérifiez le reçu pour solde de tout compte.
Prêt à partir ! Rappel : les conventions collectives peuvent modifier ces règles. Consultez un professionnel pour vos droits précis.
FAQ
Comment sont rémunérés mes congés payés en cas de démission ?
Vous touchez une indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) pour les jours non pris. C’est une somme versée avec votre dernier salaire. Deux méthodes de calcul existent : 1/10e de votre rémunération brute totale ou le maintien de salaire. On retient toujours la plus avantageuse pour vous !
Puis-je prendre des congés payés pendant mon préavis de démission ?
Oui, mais uniquement avec l’accord écrit de votre employeur. Sans accord, vous devez travailler votre préavis normalement. Si vous avez déjà pris des congés avant la démission, le préavis est suspendu pendant cette période. Sinon, il continue normalement.
L’employeur doit-il obligatoirement payer mes congés payés en cas de démission ?
Absolument ! C’est un droit incontournable. L’ICCP est due dans tous les cas de rupture (sauf faute lourde). 99 % des démissions incluent cette indemnité. Elle figure obligatoirement sur votre solde de tout compte. Aucun doute possible : vos congés payés sont protégés par la loi !
Quels sont mes droits en cas de démission ?
Vos droits sont clairs : indemnité pour congés non pris, paiement du préavis (ou accord pour le lever), et un solde de tout compte complet. Vous avez aussi le droit de discuter avec votre employeur pour organiser la fin de contrat sereinement. Vérifiez toujours chaque détail avant de signer !
Quels éléments sont versés à la fin de ma démission ?
Votre dernier salaire, l’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), les primes non versées (comme les commissions), et éventuellement l’indemnité de préavis si accordé. Tous ces éléments figurent sur votre solde de tout compte. Un document clé à contrôler attentivement !
Comment calculer l’indemnité de congés payés en cas de démission ?
Deux méthodes s’appliquent : 10 % de votre rémunération brute totale ou le montant que vous auriez perçu en travaillant. On garde le plus avantageux. Par exemple : si vous gagniez 2 000 € brut/mois et avez 10 jours non pris, l’ICCP pourrait être de 666 €. Simple et transparent !
Quels sont mes droits durant la période de préavis ?
Vous avez le droit de travailler normalement ou de prendre des congés si l’employeur accepte. Si vous aviez déjà pris des congés avant la démission, le préavis est suspendu. Sinon, il se décompte normalement. Vérifiez toujours que votre solde de tout compte reflète bien ces éléments !
Mon employeur peut-il m’imposer des congés avant la fin de mon CDI ?
Non, sauf cas exceptionnel : la fermeture annuelle de l’entreprise. Dans ce cas, si les dates étaient déjà fixées avant votre démission, il peut vous imposer des congés. Sinon, c’est à vous de décider, en accord avec votre employeur. Personne ne peut vous forcer !
Comment éviter de faire son préavis en cas de démission ?
Il faut un accord écrit avec votre employeur. Sans cela, le préavis doit être effectué. Si vous ne le respectez pas, vous risquez des conséquences juridiques. Parlez-en calmement avec votre manager : une solution négociée est toujours préférable !




